Felix Vallotton

Felix Valloton (1865-1925)

 

Né en 1865 à Lausanne, Félix Vallotton part en 1882, apprendre la peinture à Paris. Il s’inscrit à l’Académie Julian où il est rapidement remarqué par Jules Lefèvre et Gustave Boulanger. Il passe le concours d'entrée à l'Ecole des Beaux Arts, où il est reçu dans les premiers, en mars 1883. Il copie les oeuvres des grands maîtres au Louvre où il admire les œuvres d’Ingres, notamment "Le Bain turc". Il se passionne pour le portrait.
Après trois années de difficultés financières, il expose au Salon des Artistes français en 1885," le Portrait de Mr Ursenbach" où se révèle son admiration pour Holbein.
En 1887, il y présente son " Portrait de Jasinski tenant son chapeau" , il décide de quitter l'Académie Julian, et il déménage rue de Vaugirard durant l'été 1888. Il retourne de temps à autre en Suisse, en particulier dans le pays de Vaud où il peint des paysages, tel ses vues sur le port de Pully.
A Paris, à partir de 1891 il s'interesse à la gravure sur bois et réalise des eaux-fortes qui connaîtront un succès international par leur parution, dans La Revue blanche, Le Mercure de France ou L’Assiette au beurre à Paris, Chap Book à Chicago, Jugend à Munich et Scribner à New York.
Durant l'année 1893, il redouble d'activité : il peint "Le Bain au Soir d'Eté ", qui est présenté au Salon des Indépendants où il fait sensation et même scandale par "son érotisme caricatural et froid, sa technique lisse au dessin contourné..."Dans certaines scènes comme La Manifestation (1893), il montre, par la violence menée contre la société bourgeoise, ses sympathies anarchistes. Son goût sans complaisance de l’art naïf, s’appuie sur la simplification des formes et la suppression des nuances, comme dans la peinture des nabis, qu’il rejoint en 1897. . Ses toiles, comme celles de son modèle Ingres, sont à la fois réalistes et lisses. Elles font le portrait des laideurs et du ridicule de l’humanité (La Troisième Galerie au Châtelet, 1895). Ses nus , d’un érotisme glacial préfigurent Magritte ou Balthus, mais certaines scènes font penser à l' intimisme des nabis comme Vuillard ou Bonnard.
En 1900, il se fait naturaliser français : il expose à la Sécession de Vienne,puis il fait la Centennale de l'Art Français de l'Exposition Universelle de Paris, puis la sécession de Berlin, et séjourne à Lausanne où il peint différents paysages .
Début 1901, il voyage dans le midi de la France dans la région de Cannes, expose de nouveau au Salon des Indépendants avec des vues de Marseille, de Nice et de Paris, et participe à une exposition de groupe à Zurich au Künstlerhauss.
En 1908, il participe à différentes expositions dont à la Sécession à Munich, et à l'exposition de la Toison d'Or, à Moscou.
En 1914 il veut s'engager pour la guerre mais il est refusé en raison de son âge. Vallotton est également l’auteur pendant la Première Guerre mondiale de toiles très colorées, à l’esthétique futuriste soulignant la violence des combats , cette guerre lui inspire en 1915 différents tableaux dont " Le Crime Chatié", "1914", "Verdun"ou encore "C'est la guerre".
Il séjourne à Cagnes sur Mer pendant l'hiver 1920, voyage à travers la France jusqu'en 1924, en continuant de peindre mais la maladie le gagne. Ses expositions se poursuivent chez Druet, au Salon d'Automne et au nouveau Salon des Tuileries à Paris en 1925.
Félix Vallotton est hospitalisé, en novembre 1925 , pour subir une opération: à l’âge de soixante ans il mourra des suites de cette intervention .

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